Alstom maintient sa trajectoire carbone sur de bons rails en formant ses référents énergie avec PROREFEI
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Constructeur de solutions de transport ferroviaire et promoteur de la mobilité durable, Alstom est pleinement engagé à réduire son empreinte carbone et atteindre le zéro émission nette en 2050 (sur les scopes 1 et 2 ou sur les émissions directes et indirectes associées à l’énergie générée par ses activités). Pour y parvenir, la multinationale a décidé de former les référents énergie de l’ensemble de ses sites industriels français. Face à la diversité des profils et des besoins, le dispositif PROREFEI Référent Energie, porté par l’ATEE, s’est imposé comme la solution sur mesure pour renforcer les connaissances, les compétences et la coopération interne.
Même s’il compte quelques sites de production de composants, Alstom est principalement une industrie d’assemblage, peu gourmande en énergie. Depuis la crise énergétique, l’entreprise a toutefois désigné un référent énergie pour chacun de ses sites industriels afin de réduire l’intensité énergétique (consommation d’énergie/heures travaillées) et contribuer à atteindre la neutralité carbone à horizon 2050 (sur les scopes 1 et 2).
Structurer et outiller les acteurs énergie des sites industriels
Ces référents énergie ont plusieurs missions (piloter les consommations énergétiques, contribuer aux objectifs de décarbonation et assurer un reporting trimestriel) qui réclament des compétences spécifiques. « Ils doivent notamment être capables de comprendre et exploiter les audits énergétiques annuels mais aussi d’arbitrer les investissements avec les membres du comité de direction du site,” explique Pauline Gabrillagues, Responsable Environnement RSE de la FranceBelux.
Leur formation est rapidement devenue un enjeu majeur en raison, d’une part, de l’intérêt limité des e-learning généralistes habituellement utilisés sur le sujet de l’environnement et, d’autre part, de l’hétérogénéité des profils et des connaissances des référents énergie. En général chez Alstom, ces référents sont soit des Responsables des moyens généraux maîtrisant les enjeux autour de l’énergie (sur les plus gros sites industriels), soit des Responsable EHS (environnement santé sécurité) sans expérience spécifique en matière de gestion des énergies.
Acquérir un socle commun de connaissances en énergie
Pour répondre à cet enjeu, Pauline Gabrillagues a fait le choix de la formation PROREFEI dédiée aux Référents Énergie. Une première vague a été organisée en 2025 puis une seconde en 2026. « Son premier atout, explique-t-elle, est de permettre à chacun d’acquérir un socle commun de connaissances mais en adaptant les contenus à la réalité opérationnelle des sites et aux profils des référents. »
Le premier module de la formation est une formation en ligne (un MOOC) consacrée aux connaissances théoriques fondamentales sur l’efficacité énergétique dans l’industrie. Exhaustif, ce module se distingue aussi par son caractère interactif et vivant. “L’animateur du MOOC renforce la compréhension du caractère coopératif du sujet en utilisant des vidéos qui présentent les acteurs avec lesquels le référent énergie doit réellement travailler sur son site », explique Henri-Sidoine de Vuillod, Energy Environmental Director, qui a décidé de participer à cette formation.
Partager les bonnes pratiques au service de la performance énergétique
Le deuxième temps de la formation a rassemblé pendant deux jours les référents énergie, au siège d’Alstom à Saint-Ouen. Le choix d’une formation en « intra » a permis d’adapter les exemples de la formation aux spécificités des enjeux des sites industriels.
Après un rappel des objectifs généraux de l’entreprise et du rôle de chacun, l’accent a été mis sur l’échange entre les participants. Une manière efficace de sensibiliser à nouveau tout le monde à la dimension collective de sujets et d’actions dont la mise en œuvre repose sur une forte coopération. Un jeu de rôle a mis chacun en situation d’élaborer un plan de réduction de la consommation d’énergie sur un site et d’identifier des solutions de décarbonation. Dans un cadre ludique mais basé sur des cas concrets, les participants se sont interrogés sur les conditions de réussite. Comment prioriser les actions ? Comment présenter le plan à sa direction ou à sa direction financière ?
Par la mise en situation, c’est ensemble que les participants ont cherché les réponses à des questions difficiles telles que la quantification de l’énergie consommée par des process (en MWh ou en calories) ou les bénéfices attendus de certaines actions (baisse de la consommation, récupération de la chaleur fatale, électrification, production d’électricité renouvelable etc.). « Sur ces projets souvent complexes dans un domaine en transformation, l’approche PROREFEI permet le développement d’un véritable réseau d’experts. Elle amplifie la capacité à optimiser les choix sous l’angle des process, de la consommation d’énergie et des coûts et bénéfices y compris pour l’environnement », a apprécié Henri-Sidoine de Vulliod.
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