Interview de Marjolaine Cullerier, responsable environnement et énergie CONDAT SAS

Publié le 19 décembre 2019

Huit mois après notre interview de Marjolaine Cullerier, responsable environnement et énergie chez Condat SAS et ex-stagiaire PROREFEI, au Salon de l’ATIP, nous la retrouvons pour échanger sur son expérience et faire un point sur l’après formation.

 

Que s’est-il passé pour vous après la formation PROREFEI ?

Après la formation un formateur-accompagnateur est venu me voir 3 fois. Nous avons pu discuter des problèmes que je rencontrais. Je lui ai présenté la problématique à laquelle je faisais face : une sur-facturation de vapeur qui était due à une erreur de mesure de nos machines. Il m’a alors donné la méthodologie à suivre, en l’occurrence un bilan massique pour voir d’où venait l’incohérence. J’ai pu voir d’où venait le problème, discuter avec mon fournisseur et récupérer les sommes perdues. Le suivi par le formateur-accompagnateur a vraiment été un complément qui, après la formation, répondait à des besoins précis et ponctuels de terrain. Grâce à ça, nous avons récupéré environ 5% de notre facture de chaleur sur 4 mois.

 

Qu’est-ce que la formation a changé dans votre manière de travailler au quotidien ?

J’ai fait la formation dans le mois qui a suivi ma nomination de référente énergie. Initialement, je suis ingénieure papetier avec 10 ans d’expérience en tant que responsable environnement. Si je n’avais pas fait la formation ça aurait été beaucoup plus compliqué pour moi d’être à l’aise avec tous les concepts. Les bases théoriques et l’accompagnement en situation de travail me permettent aujourd’hui de travailler sur des sujets très précis.

Depuis la formation, je m’efforce de mettre en application au moins les méthodes de réflexion auxquelles nous avons été sensibilisés. En plus de ça, la formation m’a vraiment permis de gagner de la confiance en moi. Maintenant, quand je vois quelque chose de bizarre, je sais qu’il y a un problème technique. Je ne me dis pas forcément que ce sont mes calculs qui ne sont pas bons. Et puis, le fait de régler le problème de sur-facturation vapeur a permis de me légitimer vis-à-vis de mes prestataires et de ma direction, qui a pu voir des résultats peu de temps après ma nomination. Sans la formation, il m’aurait sûrement fallu beaucoup plus de temps pour être efficace dans mon analyse énergétique et obtenir des résultats.

 

Conseillerez-vous cette formation à d’autres employés du secteur de l’industrie ?

Je la conseille car la formation permet aussi de se faire un réseau ! Aujourd’hui, je peux me tourner vers les formateurs ou les autres stagiaires quand j’ai une question. J’ai dernièrement repris contact avec un stagiaire et il nous a parlé de ce qu’il a fait dans son entreprise dans le domaine environnemental. Nous sommes en train de nous rapprocher des gens avec qui il travaille pour faire la même chose chez nous ! Pendant le stage en présentiel l’effectif est assez restreint. Nous étions 10 en session, donc c’est assez favorable pour qu’on prenne contact les uns avec les autres.

Mon entreprise, Condat SAS, a été tellement convaincue par la formation qu’elle va envoyer un autre collègue se former pour venir en renfort de mon travail. Avec l’expérience que j’en ai faite, la formation a prouvé son efficacité et nous avons pu voir que c’est un investissement qui est largement et rapidement rentabilisé. D’autant plus qu’elle est en partie prise en charge.